Estimation immobilière Le Marais - Paris 4ème

Le Marais - Paris 4

QUAI D'ANJOU

Construit de 1614 à 1647 par l’architecte Marie ; une partie s’est appelée d’Alençon, en l’honneur du frère de Louis XIII, Gaston, duc d’Anjou, d’Alençon et d’Orléans.
Ce quai comporte de nombreux hôtels construits à la même époque : hôtel Lambert (N°1), hôtel Le Vau, construit par lui-même pour lui-même (N°3), hôtels aux numéros 5, 7, 9 à 15 et, bien sûr, l’hôtel Lauzin au N°17 qui est utilisé aujourd’hui par la Ville de Paris, propriétaire depuis 1928, pour des réceptions. Autres hôtels d’origine des N°19 à 43, dont un certain nombre furent également construits par Le Vau.
 

RUE D'ARCOLE

La passerelle de Grève fut construite en 1828 à cet emplacement et était réservée aux piétons ; c’était une passerelle suspendue, qui vit la mort du jeune Arcole qui y fut tué en plantant un drapeau tricolore lors de la journée du 28 juillet 1830 ; « souvenez-vous que je m’appelle Arcole » s’est-il écrié en tombant (il s’appelait en fait probablement Jean Fournier).
En 1855, la passerelle a été remplacée par le pont actuel, et reçut donc le nom d’Arcole.

 

RUE DES BARRES

Nom provenant d’un lieu-dit retrouvé dès 1152 et entouré de moulins
N°2 à 10 : L’Hôtel des Barres fut bâti en 1250 et remplacé au début du XVIIe siècle par l’Hôtel de Charny, siège de la section de la Commune où fut amené Robespierre jeune le 9 thermidor avant son exécution le lendemain.
N°11 se trouvait le Petit Temple, entrepôt appartenant aux Templiers
N°17 : Maison de 1735 appartenant à la fabrique de St Gervais avant la Révolution.

 

PLACE BAUDOYER

Très ancienne place, elle doit son nom à la porte Baudoyer du XIe siècle, porte de la deuxième enceinte de Paris qui était située à cet emplacement. En octobre 1131, le fils ainé de Louis VI le gros, désarçonné par son cheval effrayé par un groupe de cochons divaguants, chuta et périt sur la place Baudoyer ; une croix a perpétué ce souvenir jusqu’à la fin du 17e siècle.
La mairie du IVe arrondissement a été construite en 1866/68, puis refaite en 1884 après son incendie par la Commune
 

RUE DES BLANCS MANTEAUX

Très vieille voie antérieure au XIIIe siècle et dénommée à cette époque la Petite Parcheminerie ; en 1288, elle reçut son nom actuel du aux manteaux blancs portés par des moines-mendiants, les Serfs de la Vierge Marie, installés dans cette rue (N°4 à 10) en 1258 par Louis IX. En 1297, ils furent remplacés par les Ermites de St Guillaume, surnommés les Guillemites. Le couvent fut reconstruit en 1685 et vendu en 1797
Au N°12 : Se trouve l’église ND des Blancs Manteaux, reconstruite elle aussi en 1685.Classée. 
au N°16 : Le Crédit Municipal, autrefois le Mont-de-Piété (fondation pieuse créée en Italie pour combattre l’usure), a été installé ici par Louis XVI en 1777
Au N°27 : Cabaret de l’Homme armé, aujourd’hui disparu.
N°47 : Emplacement de la maison où logeait Turcatti, accusateur du Marquis de Favras, soupçonné d’avoir organisé un complot contre Louis XVI. Favras fut pendu le 10 février 1790 et Turcatti se suicida quelques temps après.
 

QUAI BOURBON

Construit entre 1614 et 1646, il s’est appelé de la République en 1792
N°1 : Cabaret du franc Pinot dès 1616, avec ses grilles classées.
N°19 : François Mouchet, élève de Greuze, qui contraint Louis XVI à coiffer le bonnet phrygien lors de la journée du 20 juin 1792 aux Tuileries, habitait au rez-de-chaussée
Toutes les maisons et Hotels jusqu’au N°55 sont remarquables

RUE DU BOURG TIBOURG

Née de la fusion en 1868 de la rue du même nom avec la rue du Vieux cimetière St Jean. Elle possède plusieurs très vieilles maisons (N°8, 10, 22, 24, 26, 35, 37, 39….)

QUAI DES CELESTINS

Construit en 1430, on lui adjoint le quai St Paul et le quai des Ormes (de 1370) en 1868.Son nom rappelle le couvent des Célestins, fondé en 1352. On peut y voir dans un square le soubassement de la tour de la Liberté de la Bastille, transporté ici en 1899
N°2 : Hôtel de Fieubet, classé
N°32 : Emplacement de la tour Barbeau, terminaison sur la Seine de l’enceinte de Philippe Auguste

RUE CHANOINESSE

Depuis toujours rue centrale du cloître Notre-Dame, elle a englobé deux rues en 1874 : les rues de la Colombe et des Marmousets. Le cloître Notre-Dame était un enclos entouré de murs avec seulement 4 portes, où vivaient les chanoines de la cathédrale, et où il n’y avait ni taverne ni artisan ; les femmes en furent même exclues au XIVe siècle. Ce quartier est le seul vestige de l’Ile de la Cité avant Haussmann
N°12 : Hôtel du XVIIe siècle
N°14 : Maison où vivait Bichat et où il mourut
N°18 : Vestiges de la première enceinte gallo-romaine de Paris
N°22 et 24 : Maisons anciennes

RUE CHARLEMAGNE

Le chemin reliant la Porte Baudoyer à une chapelle St Paul qui était mentionné au VIIe siècle, est l’origine de cette rue qui fut coupée en deux par l’enceinte de Philippe Auguste à la poterne St Paul. On trouvait les noms de rue des Prêtres St Paul ou de l’Archet St Paul au XIIIe siècle. La proximité du lycée Charlemagne lui donna son nom en 1844.
N°1/3/5 : Vieilles maisons
N°2/4 : Fabrique de l’église St Paul jusqu’à la Révolution. Construite en 1650
N°8 : Fontaine de 1846. Une tour de l’enceinte de Philippe Auguste subsiste au coin de la rue des jardins St Paul ; c’est la tour Montgoméry, de l’ancienne Poterne St Paul
N°13 : Petit lycée Charlemagne construit sur l’emplacement du couvent de l’Ave Maria
N°10/18 : Lycée Charlemagne aménagé dans l’ex maison des Jésuites en 1804
N°23 : Vieille maison avec les noms des rues qui sont inscrits de part et d’autre