Le Marais - Histoire

Le Marais - Histoire

Histoire générale du Marais

Le Marais est un territoire très difficile à définir géographiquement ; à l’origine, toute la rive droite de la Seine jusqu’au pied de la butte Montmartre, de la colline de Belleville et jusqu’à la future plaine Monceau était une région marécageuse. Au fur et à mesure du développement de la ville, ce qu’on appelle le Marais se rétrécit progressivement ; au XVIIIe siècle, Jaillot le limite au 3e arrondissement actuel, mais, aujourd’hui, on considère que le « quartier du Marais » parisien est couvert par les 3e et 4e arrondissements .Il est aujourd'hui délimité à l'ouest par la rue Beaubourg, à l'est par le boulevard Beaumarchais, au nord par la rue de Bretagne et au sud par les quais de la Seine et le boulevard Henri IV.
 
Le Marais est donc une zone de marécages donnée par Charles le Chauve à l’abbaye Sainte-Opportune en 879 qui la transforma en cultures alors dites « maraîchères », puis fruitières. Elle fut alors occupée depuis le XIIe siècle par des ordres religieux parmi lesquels Saint Martin des Champs et la maison du Temple, qui y installent des établissements. Au XIVe siècle, le futur IIIe arrondissement, jusque-là périphérique est inclus dans l'enceinte fortifiée édifiée à partir de 1360  par Charles V mais garde son aspect campagnard. Diverses fondations religieuses et de nombreux hôtels particuliers sont construits du XIIIe au XVIIe siècle, . À partir du milieu du XVIIIe siècle le quartier est progressivement délaissé par l'élite parisienne au profit du faubourg Saint-Honoré et du faubourg Saint-Germain qui offrent plus d'espace. Le quartier est dès lors occupé par une population d'artisans et d'ouvriers qui occupe les anciens hôtels et construit des ateliers dans les anciennes cours intérieures.

Les grands travaux d'aménagements de Paris du XIXe siècle touchent peu le quartier qui conserve ses rues étroites. Dans les années 1960, est lancé sous l'impulsion d'André Malraux un programme de sauvegarde et de préservation du quartier. Le quartier préservé est désormais, grâce à ses beaux immeubles, fréquenté par les touristes et recherché par les classes aisées. Des musées y sont installés.
 

Les IIIe et IVe arrondissements regroupent les sites historiques suivants particulièrement importants sur le plan historique :

• Saint-Martin : Sous Henri premier, en 1060, le monastère de Saint-Martin des Champs est fondé ; celui-ci reçut dès le début l’immunité royale, c’est-à-dire qu’aucune intervention de police et de justice royale n’était possible dans le territoire de l’abbaye. Celle-ci devint la « troisième fille de Cluny » en 1079, lorsque Philippe Premier donna Saint-Martin à la puissante abbaye éponyme. De l’enceinte d’origine du monastère, il reste aujourd’hui trois tours. L’église d’origine fut agrandie plusieurs fois.

• Le Temple : L’ordre fut fondé en 1118 et, dès 1143, il existait une maison à Paris. Au XIIIe siècle, il reçut les terres de la vieille abbaye de Sainte-Opportune tombées en déshérence sur lesquelles un enclos fut bâti. Cet enclos comprenait une église, la Tour de César, le fameux donjon rendu célèbre puisqu’il reçut Louis XVI comme prisonnier et tous les bâtiments monastiques. L’ensemble formait une forteresse formidable située au début hors de l’enceinte de Philippe Auguste. Lors de la disparition de l’Ordre des Templiers, en 1314, les bâtiments revinrent à l’ordre des Hospitaliers et, ce, jusqu’à la Révolution.

• Les grandes familles du XIIe au XVIIe siècle : Il n’est pas possible d’évoquer l’histoire du IIIe arrondissement sans évoquer les Barbette ou les Braque, qui donnèrent des prévôts de Paris et des prévôts des Marchands aux XIIIe et XIVe siècles. Très riches familles, ils devinrent proches du roi ; l’hôtel Barbette se trouvait côté nord de la rue de Turenne ; c’est là que fut assassiné le Duc d’Orléans, chef des Armagnacs, en 1407. Lorsque Charles VI fut pris de folie, il devint Régent, et exclut du Conseil son rival, Jean Sans Peur, qui finit donc par le faire assassiner.

• Hôtels du XVe au XVIIe siècle : Le Marais accueillit nombre de nouveaux nobles « de robe » qui se multiplièrent à partir du XVIe siècle. La vieille noblesse était également présente, et toutes ces puissantes familles construisirent de nombreux beaux hôtels ou ils résidaient. Ainsi l’Hôtel de Guise qui devint de Rohan-Soubise en 1700 ; l’Hôtel Carnavalet fut bâti sur la culture du couvent de Ste Catherine et prit son nom lorsqu’il fut acquit par la famille de Kernevenoy dont le nom déformé devint Carnavalet.
Consacré à l'histoire de Paris, il a été fermé entre octobre 2016 et fin 2019 pour rénovation. Il propose un grand nombre de peintures d'époques de la capitale : port de Bercy, cimetière puis marché des Saints Innocents, ancien hôtel-Dieu, palais des Tuileries, moulins de Montmartre...
Il présente également des maquettes : l’Ile de la Cité avant son réaménagement par Haussmann, La bastille (taillée dans une des pierres de l'édifice), l'hôtel de Sens avant sa rénovation.
Il contient aussi des décors intérieurs d'hôtels particuliers datant des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, l'époque faste du quartier du Marais. Citons encore l’Hôtel de Sandreville ou celui d’Alméras, bâti à partir de 1610 et encore existant.

• La place de France : Projet grandiose qui ne fut pas achevé, mais dont le plan et plusieurs rues subsistent. En effet, des rues en éventail reliées par des rues en arc-de-cercle devaient remodeler entièrement le quartier, à la manière des futurs travaux d’Haussmann, deux siècles et demi plus tard. Ce projet était directement dirigé par Sully et bénéficia de cessions de terrains, entre autres du Temple. Il subsiste aujourd’hui des premiers travaux les rues de Poitou, Bretagne et Normandie, de Beauce et Picardie. Les rues Debelleyme, du Perche et du Forez faisaient également partie du projet. C’est le grand entrepreneur Charlot qui réalisa ces premiers éléments.
Lorsque l’enceinte de Charles V fut peu à peu détruite, on songea à la remplacer par des Boulevards, ce qui fut fait au XVIIe siècle ; on les dota de belles portes triomphales sous Louis XIV (Saint Denis, Saint Martin)

• L’hôtel Saint Paul : En 1361 le Dauphin, futur roi de France Charles V, regroupe un ensemble de bâtiments connus sous l'appellation de l'hôtel Saint-Pol dans lesquels il s'installe en délaissant le Palais de la Cité, par défiance des Parisiens, et dans lequel vivra également son fils. Un certain nombre de familiers du roi viennent alors s'installer dans le quartier et l'Hôtel des Tournelles devient une seconde résidence royale. Le 28 janvier 1393, la noblesse de France rassemblée dans l’hôtel assista à un grand bal ; mais un incendie d’une violence inouïe entraîna la mort de nombreux participants…… ce drame est resté dans toutes les mémoires (comme l’incendie du Bazar de la Charité cinq siècle plus tard) sous le nom du Bal des Ardents.
La mort de Charles VI, le 21 octobre 1422, marqua la fin de cette résidence royale, trop chargée de drames.
François Ier revend par lots l'hôtel Saint-Pol pour couvrir ses dépenses et assainir ses finances. À la même époque, les religieux de Couvent Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers se séparent d'une partie de leurs terres cultivées. Du lotissement de la culture Sainte Catherine subsistent aujourd'hui 7 hôtels de la Renaissance, dont les hôtels d'Albret, d'Angoulême et Carnavalet3.
Suite au décès accidentel d'Henri II, Catherine de Médicis obtient la destruction de l'Hôtel des Tournelles, proche de Saint Paul, dont l'emplacement reste un terrain vague pendant un demi-siècle.

• Les Blancs-Manteaux : En 1258, Saint-Louis fit venir du sud les Serfs de la vierge Marie, religieux Augustins, dont la robe blanche leur fit donner un surnom. Ils furent rapidement remplacés par les Guillemites, ermites de Saint Guillaume, qui conservèrent ce surnom. Le couvent, construit à partir de 1258, fut complètement refondu à la fin du XVIIe siècle. Les Blancs-Manteaux disparurent en 1790, mais l’église subsiste aujourd’hui.
Autour du square Charles-Victor-Langlois, emplacement de l'ancien cloître des Blancs-Manteaux, se trouvent :
- l'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux,
- l'espace culturel des Blancs-Manteaux ;
- le Théâtre des Blancs-Manteaux.

• La Place des Vosges : La création de la place Royale (future place des Vosges) par Henri IV eut lieu à partir de 1605 . C’est Claude Chastillon qui dessina les fameux pavillons de 4 arcades, deux étages et grands combles en ardoise, mais le roi avait conçu le plan des façades, dont l'édification effective a été réalisée par les particuliers auxquels avaient été concédés les lots : ainsi s'expliquent les différences visibles d'un hôtel à l'autre A cette époque, un grand espace sablé destiné aux manèges occupait le centre de la place. Elle fut inaugurée par Louis XIII en 1612.
Elle a été la première place monumentale de la capitale et utilisée pour les cérémonies officielles, tel le mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche : le square actuel ne date que du XIXe siècle. Lors de son accession au pouvoir, Napoléon lui a donné le nom du premier département à jour de ses impôts à l'occasion de la remise en ordre des finances publiques.
Ces travaux  relancent la construction de grands hôtels particuliers par l'aristocratie. Le premier ministre de l'époque Sully s'établit lui-même dans l'hôtel qui porte encore aujourd'hui son nom.
L'ordre des Jésuites décide de bâtir sa maison professe dans ce quartier des élites, autour de l'église Saint-Louis à deux pas de l'église Saint-Paul aujourd'hui disparue. La marquise de Sévigné se rendait régulièrement à la messe dans cette église pour écouter les célèbres homélies du père Louis Bourdaloue. On y entendait la musique des plus grands compositeurs français de cette époque : Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis Marchand et Jean-Philippe Rameau.
Entre 1632 et 1634, sous la direction de l’architecte François Mansart, Michel Villedo construit, rue Saint-Antoine, l’église de la Visitation-Sainte-Marie (actuel Temple du Marais). L'église sera fermée en 1793 et transformée en dépôt de livres ; elle sera ensuite affectée au culte protestant en 1802. En 1643, rue du Temple, il continue pour la terminer vers 1646 la construction de l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie, commencée en 1628 par le maître-maçon Louis Noblet et arrêtée en 1631. L’église sera consacrée par Jean-François Paul de Gondi, futur cardinal de Retz, alors coadjuteur de l’archevêque de Paris.  

 

La vie intellectuelle et artistique du XVIIe siècle fut particulièrement riche :

 


• Les collections et les bibliothèques abondaient dans les hôtels du Marais ; peintures, objets d’art, antiques, monnaies, porcelaines de Chine, curiosités naturelles,…sont exposés dans les riches demeures de la Maréchale d’Estrées, de la famille de Coulanges ou de Gaignières, du duc de Richelieu, du président de Mesmes ou encore du comte d’Avaux.

• Les salons : autour de la grande noblesse d’épée, mais aussi autour de la robe, voire autour de gens estimés pour leurs mérites intellectuels, se développent de très brillants salons, en contact avec tous les savants et artistes de l’Europe entière.
Ainsi l’hôtel de Rambouillet et, surtout, le salon de Madame de Scudéry où s’élabore la si célèbre « carte du tendre ». Ninon de Lenclos, qui vécut 90 ans, a laissé une trace immense dans ce quartier du Marais ; son salon, où chacun apportait son souper, fut probablement le plus brillant de par la qualité des esprits présents, la musique qui y était jouée et ceux qui le fréquentaient : les Richelieu, Gondi, Condé, la reine Christine de Suède ou la future Mme de Maintenon, ainsi que Molière, La Fontaine, Boileau, La Rochefoucault ou Lully. Le Duc d’Orléans, futur Régent, y était très assidu.
Madame de Sévigné fut également une grande figure du quartier, et son salon fut fameux, d’autant plus qu’elle finit par habiter l’hôtel Carnavalet jusqu’à sa mort en 1696.

• Les édifices religieux furent réhabilités et transformés au moment de la Contre-Réforme, à la suite du Concile de Trente (1545), et leur architecture définit le fameux style du Grand siècle. Ainsi de Saint Nicolas des Champs, des Minimes, de Sainte-Elisabeth, des Filles du Calvaire ou des Filles du Sauveur.

Le recul du XVIIIe siècle et la Révolution:
L’installation du roi à Versailles a entrainé un report vers l’ouest de Paris de l’installation des grandes familles ; les élites s’installent alors au Faubourg Saint Germain et au Faubourg Saint Honoré. La noblesse de robe reste fidèle encore au quartier ; les hôtels de Soubise et de Rohan sont édifiés, mais les salons périclitent. Seul, peut-être le Temple reste un centre culturel brillant, en particulier dans l’hôtel du Grand-Prieur. Mozart lui-même venait y jouer.
À la fin du XVIIIe siècle apparaît un plus grand souci d'urbanisme qui est vite amplifié à l'occasion de la Révolution française. Les cimetières paroissiaux des églises Saint-Gervais-Saint-Protais et Saint-Paul sont transférés en dehors de la ville et des marchés sont créés à l'emplacement de l'église Sainte-Catherine et de l'hôpital Saint Anastase (actuel espace des Blancs-Manteaux).
Le quartier est saturé de constructions et la Révolution se traduit par le départ des dernières élites : hôtels particuliers et cours d'immeubles sont investis par une population de condition modeste constituée d'artisans, de marchands et d'ouvriers.
Les bâtiments religieux ou civils changent de destination ; Saint Martin des Champs devient le Conservatoire des Arts et Métiers en 1796 après avoir été quelque temps une école, une fabrique d’armes et même la mairie du 6e arrondissement. Le Temple, véritable petite ville de 4000 habitants, bénéficiait de l’Asile et de la Franchise, c’est-à-dire que le pouvoir du roi s’arrêtait à sa porte. Le 13 août 1792, le roi et sa famille y sont enfermés. Louis XVI en part le 21 janvier 1793 pour être exécuté, ainsi que la reine en octobre suivant. Le dauphin, devenu Louis XVII, y mourut le 8 juin 1795 à la suite de sévices. Risquant de devenir un lieu de pèlerinage royaliste, Napoléon en décida la destruction (1811). Il n’en reste rien aujourd’hui, mais un marché s’est installé la même année sous la forme de quatre halles en bois. Vite devenu très célèbre, ce marché plutôt réservé aux impécunieux, fut modernisé en 1863 : des pavillons de métal remplacèrent ceux en bois. En 1901, on reconstruisit ces pavillons de métal ; ce sont ceux d’aujourd’hui.
Les transformations haussmanniennes ne touchent le secteur qu'assez marginalement par l'intermédiaire de nouvelles règles d'alignement pour les nouvelles constructions. On peut ainsi observer, aujourd'hui, l'existence de « dents creuses » ou de rues de largeur irrégulière en raison de l'échec d'une réglementation complexe et son interruption avec la fin du Second Empire. Certaines percées n'auront pu être évitées. Plusieurs témoins du Paris médiéval disparaissent et certaines parcelles adoptent des formes étrangement biaises avec la réalisation des rues Turbigo ou Réaumur pour ne citer que les principales. La place du Château d’Eau devient la place de la République.

Le Marais au XIXe siècle : dégradation du quartier.
Après la migration vers l’ouest opérée par la noblesse au XVIIIe siècle, les beaux hôtels furent loués, sous-loués, vendus, divisés et, bien sûr, dégradés. Les artisans qui s’y installèrent au siècle suivant n’eurent aucuns égards pour ces monuments, et la ville elle-même fit détruire le couvent des Minimes, les bâtiments de Sainte Elisabeth, de nombreux hôtels et des maisons de XVIIe siècle. Heureusement, certaines administrations
s’installèrent dans certains bâtiments, ce qui les préserva ; ainsi les Archives à l’hôtel de Soubise, puis de Rohan, le musée de l’histoire de Paris à Carnavalet, …..
La Commission du Vieux Paris, créée en 1897, fit un travail remarquable qui évita nombre de destructions supplémentaires ; lorsqu’il fallait quand même détruire, la Commission réalisait des prises de vues photographiques nombreuses, et précieuses aujourd’hui.
Au cours du XXe siècle, et surtout depuis la guerre, les restaurations ont donc eut lieu.
En 1964, notamment conforté par l'impact culturel et artistique que représentait le festival du Marais à l'époque, André Malraux fait du Marais le premier « secteur sauvegardé » régi par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et abritant de nombreux musées et lieux historiques de mémoire à l'architecture d'exception. Le règlement du PSMV, publié et rendu ainsi opposable aux tiers le 16 avril 1965 pour 126 hectares, ne fut cependant approuvé que le 24 août 1996. Le Marais et une grande partie du VIIe arrondissement sont, à ce jour, les deux seuls secteurs parisiens à bénéficier de cette protection spécifique. Ces deux plans sont aujourd'hui en cours de révision.

Les quartiers

Le quartier des Archives nationales

Il est constitué des hôtels de Soubise et de Rohan-Strasbourg et des hôtels adjacents plus modestes. Suite au réaménagement des Archives nationales, l'ensemble des jardins en est désormais accessible au public.
L'hôtel de Soubise date de la fin du règne de Louis XIV et a succédé à deux autres hôtels prestigieux : celui du connétable Olivier de Clisson, compagnon d'armes de Bertrand Du Guesclin, remplacé à la Renaissance par celui des ducs de Guise, qui dirigèrent l'insurrection de la capitale contre Henri III en 1588.
L'hôtel de Rohan-Strasbourg est en cours de rénovation et doit accueillir les intérieurs de l'hôtel de la Chancellerie d'Orléans (aujourd'hui détruit) que la Banque de France avait conservé dans ses réserves

 

Le quartier juif

De la fin du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, environ 110 000 juifs ashkénazes, fuyant la misère et les persécutions dont ils étaient victimes en Europe de l'Est, se sont installés autour de la rue des Rosiers, dans le quartier nommé le Pletzl.
Aujourd'hui, les plaques gravées apposées sur les édifices du quartier gardent la mémoire des 25 000 personnes, hommes, femmes et enfants, qui furent exterminées dans les camps nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Le Marais abrite depuis 1998 le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) qui retrace notamment l'histoire de la population juive du quartier.

 

Le quartier chinois

Le nord-ouest du Marais abrite également une communauté chinoise originaire de Wenzhou. Ainsi, on peut découvrir, rue du Temple et à proximité de la République, l'église chinoise de Paris (Église Sainte Élisabeth de Hongrie - Notre Dame de Pitié).
Pendant la Première Guerre mondiale, la France manque de bras à l'arrière et particulièrement d'hommes durs à la peine. À la demande de la France, l'Empire du Milieu finit par envoyer plusieurs milliers de ses ressortissants, à la condition expresse que ces derniers ne participent pas directement aux combats. Établis initialement à l'ilot Chalon près de la gare de Lyon, certains sont restés pour s'installer en 1954 autour de la rue au Maire. Aujourd'hui, leurs activités de commerçants en bijouterie et maroquinerie les poussent à investir les boutiques et ateliers du nord du 3e arrondissement et, au-delà, dans le quartier du Sentier.
 

Le quartier des galeries

De nombreuses galeries d'art se sont installées dans le Marais depuis l'ouverture du Musée Picasso en 1985.
 

Le quartier des Horlogers

C'est le quartier parisien des fournisseurs de matériel d'horlogerie, des réparateurs-artisans en pendulerie. Depuis le début du XIXe siècle, ils sont situés majoritairement autour du square du Temple, ainsi que dans les rues avoisinantes;