Suresnes

Suresnes

Ville à l’architecture hétérogène, Suresnes surprend par son passé chargé d’histoire. En effet, elle a eu un rôle dans les guerres qui ont sévi en France grâce à sa forteresse, mais elle a aussi séduit tout au long de son histoire, les parisiens en quête d’un espace bucolique à proximité de Paris. Du Mont Valérien à ses guinguettes, la ville arbore des biens de luxe et des résidences pavillonnaires, côtoyant la vie active du centre-ville et de ses nombreuses infrastructures. Tandis que de la Cité Jardin au Village anglais, le passé borde le moderne, avec des maisons typiques britanniques contre de grands immeubles entourés d’espaces verts se dressent à proximité. La diversité fait donc la force de Suresnes, il s’agit d’ailleurs de son maître-mot, possédant ainsi une grande diversité de biens, des quartiers, pouvant attirer un large panel d’acheteurs. Très bien desservie, Suresnes voit son marché de l’immobilier exploser ces dernières années, sa douceur de vivre aux côtés d’une vie active séduisent de plus en plus d’acheteurs. Paris Ouest Sotheby’s International Realty ouvre ainsi son marché à cette ville prometteuse et vous propose des biens, des villas aux appartements de haut standing. 

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, Suresnes n'est qu'un village, coincé entre les bords de Seine et le Mont Valérien, sur les coteaux duquel les romains avaient planté des vignes. On y cultive aussi des céréales et des fruitiers, dans un environnement champêtre.
Au XVIIème siècle, l'édification d'un calvaire, sur le mont au pied duquel se trouve la fontaine du Tertre, qu'on dit miraculeuse, attire les pèlerins à l'assaut des 100 marches et des chemins escarpés jalonnés par sept petites chapelles. A l'époque, un simple bac relie le bois à la petite ville, où les pèlerins profitent de la douceur des cabarets, se désaltérant au petit blanc des vignes de Suresnes et quelques riches parisiens édifient de belles demeures avec jardins.
Aujourd'hui, Suresnes, adossée à Paris par le Bois de Boulogne, est une ville de 50 000 habitants où il fait bon vivre, au rythme des marchés Zola et Caron ; quelques vignes subsistent à deux pas du cimetière américain, du mur des Résistants et du renommé Hôpital Foch. On y bénéficie d'une vue époustouflante sur Paris, du haut de la terrasse du Fécheray. Il est ainsi courant de dire que Suresnes est une ville de campagne aux portes de Paris, offrant un cadre de vie plus apaisant, comme le dévoile sa devise "Nul ne sort de Suresnes, qui souvent n'y revienne"

Liberté - Mont Valérien

Ce n’est qu’en 1850 que la forteresse actuelle est construite. Avec sa forme en étoile caractéristique, ses hauts murs et ses larges douves, elle constitue l’un des plus importants piliers de l’enceinte imaginée par Thiers pour défendre Paris. Ainsi, le Mont Valérien passe d’un lieu de pèlerinage à un élément clé de plusieurs guerres. Il est marqué par la guerre franco-prussienne, où il servit de puissante défense contre les soldats allemands, mais aussi par la Première guerre mondiale, où il devient le repère pour les transmissions militaires, ainsi que par la construction du cimetière américain en 1917. Enfin, durant la Seconde guerre mondiale, le fort sera occupé par l’armée allemande ; c’est une garnison. Ce n’est qu’en 1944, que les couleurs du drapeau français rejaillissent du fort, qui appartient alors définitivement à la France. Aujourd’hui, tout en étant un musée, il conserve l’empreinte des guerres mondiales et son rôle dans les transmissions. 

Rue de la Tuilerie : Un élément remarquable est à souligner dans cette rue ; en effet, subsiste encore la maison où vécut une espionne indo-américaine. De fait, Noor Inayat Khan, fille de musicien, grandit à Suresnes dans les années 20, et lorsque la seconde guerre mondiale éclate, elle décide de lutter avec la France en rejoignant la Résistance. Elle fut trahie et tuée alors qu’elle occupait le poste d’opératrice radio. Aujourd’hui, une école à Suresnes porte son nom en hommage à sa bravoure. 

Hôpital Foch et demeure Worth : A la demande du célèbre couturier Charles-Frédéric Worth en 1867, Denis Darcy, architecte renommé, achève la construction de la maison Worth. Ce bâtiment exceptionnel, d’un luxe extrême, s’étendait sur 15 000 m2 et était composée de divers jardins bordant la demeure à l’architecture à la fois florentine et médiévale. Il faut noter que dans ces jardins, furent exposés de nombreux éléments provenant du château des Tuileries incendié en 1871. Cette construction a été détruite par le fils du couturier, Frédéric, dès 1892, et les restes du château des Tuileries récupérés par le département de Seine Maritime. Il ne subsiste que la porte avenue F.Roosevelt ; le pavillon Balsan fut construit en même temps que le château était détruit (en 1892, donc)…il subsiste encore à l’entrée de l’hôpital Foch, lui-même construit de 1932 à 1936 sur ce grand terrain d’un hectare et demi laissé en friche depuis 1892.

République

Le développement industriel, la construction d'un pont et l'arrivée du chemin de fer permettent l'essor de Suresnes. Les parisiens viennent s'amuser dans les guinguettes comme Le Père Lapin, autrefois nommé La Maison Verte, de bien mauvaise réputation, avant de devenir un incontournable des dimanches à la campagne, ainsi que l'hippodrome de Longchamp voisin. La révolution de 1848 emporte avec elle, le château du baron de Rothschild, et le château de la Source, dont subsiste encore le Parc, qui abrite une fondation où se réfugia Adèle Hugo à la mort de son père. A l’orée des quais de Seine, cet espace séduit encore par sa faune et sa flore, les pavillons l’entourant offrent une vie sereine et familiale. 

Cité Jardin

Puis de nombreuses usines y sont installées, et la ville grandit, de manière un peu empirique, de la Seine aux flancs du Mont Valérien. Les rues de Suresnes portent encore les noms des industriels de l'époque, le couturier Worth y vit, et François Coty y installe ses ateliers de parfums. Henri Sellier, futur maire de Suresnes, construit la Cité Jardin pour y loger dignement les ouvriers. Il est ainsi aisément remarquable que les rues portent le nom de penseurs humanistes, comme Grotius ou Jean Jaurès.  La cité Jardin est donc à l’image de ces penseurs, alliant immeubles et pavillons, offrant une vie paisible grâce à des lieux de culte, des espaces scolaires et culturels. L’empreinte des années 20 est conservée jusqu’à nos jours, offrant aux passants, un voyage dans le temps.

Centre-Ville

Le « village Anglais », tel est le nom donné au lotissement de maison construit en 1920, il tire cette appellation de son architecture typiquement britannique. Ces maisons homogènes, alignées tout au long d’une rue, lieu de promenade agréable, face à des façades colorées comme la rue de La Belle Gabrielle. Aujourd’hui, le cœur de la ville conserve son architecture d’origine. 

Boulevard Henri Sellier : son nom faisant office d’hommage à l’ancien maire de Suresnes, le boulevard Henri Sellier a été conçu dans un premier temps pour répondre à l’afflux de plus en plus élevé de visiteurs. Il s’agit du plus grand boulevard de Suresnes et relie le pont au boulevard de République. Portant dans un premier temps le nom de boulevard de Versailles, le boulevard connaît plusieurs modifications. Il est aujourd’hui possible de s’y promener notamment pour visiter l’usine Coty.