Estimation immobilier à Paris 15ème

Paris 15 - Intro

Avant d’intégrer le prestige parisien, le 15ème était une multitude de petites îles hostiles, facilement inondables. Puis, l’espace fut prisé pour ses minéraux comme ses roches sédimentaires, comme le calcaire, le sable ou l’argile. Puis, elle est devenue un territoire religieux, dans lequel des abbayes, églises et paroisses se développèrent. Ce n’est qu’au XVIIème siècle que le 15ème commença à se peupler, devenant une seigneurie mais également un terrain de chasse prisés par la famille Condi et Condé. Les manufactures se développent et la ville s’industrialise peu à peu au même rythme que les manufactures royales de Louis XIV. La population se développe de plus en plus et l’industrialisation intègre des usines comme celle de Citroën. Aussi, la création des chemins de fer intègre définitivement le 15ème arrondissement à Paris. Aujourd’hui, la splendeur du 15ème est représentée par la Tour Montparnasse.

Le XVe arrondissement

 L’histoire du XVe arrondissement de Paris est principalement centré autour du développement du village de Vaugirard et de la plaine de Grenelle, et dépendante des caprices de la Seine.

En effet, le fleuve présentait des rives basses et submersibles, en pentes douces et régulièrement recouvertes par les inondations qui créaient des îles éphémères appelées Javel ou Javiau. Lors des crues de 1658 et de 1910, extrêmement importantes, le fleuve retrouva même son lit primitif préhistorique.

A l’origine, on tirait donc de ce secteur du sable alluvionnaire, de l’argile (« tuiles et briques de Vaugirard ») et des pierres calcaires (les « cliquart ») dans les nombreuses glaisières existantes (jusqu’à 35). Cette activité a commencé à décliner sous le Premier Empire pour s’arrêter définitivement lors de l’annexion de 1860

Le territoire du futur XVe arrondissement dépendait jusqu’à la Révolution des abbayes de St Germain des Prés et de Ste Geneviève du Mont., seigneurs des lieux depuis l’an 558. C’est assez tard, en 1256, qu’une chapelle et une maison de repos pour les religieux de St Germain furent édifiées, au lieu-dit Valboitron, par Gérard de Moret. Ce lieu-dit se situait probablement au niveau de la rue Dombasle, vers les numéros 13 à 17. Ce nom de Valboitron fut remplacé dès la fin du siècle par celui de Valgirard, mais subsista encore jusqu’au XVe siècle. Autour de ces deux édifices, une petite agglomération de cultivateurs se forma, se développa et fut même entourée de murs en 1336 (entre les rues Dombasle, Olivier de Serres et de Vaugirard). L’ensemble dépendait de la Paroisse d’Issy jusqu’en 1342, date à laquelle la paroisse de Vaugirard fut créée.

La plaine de Grenelle, très étendue, était une seigneurerie dépendant essentiellement de Ste Geneviève du Mont. Son nom provient de Garanella, signifiant garenne, ou de granella, plaine sablonneuse. Au XVIIIe siècle, encore peu peuplée, elle servait de grande chasse essentiellement aux Princes de Conti et de Condé. Les seules constructions existantes se résumaient au petit château de Grenelle (appelé également « Hôtel Craon »), à la « Ferme », ensemble de granges, cours et maisons autour de la place Dupleix actuelle, puis, bien sûr, à l’Hôtel Royal des Invalides, construit par Louis XIV et, enfin, et à l’Ecole Royale Militaire (1751/53). Celle-ci est devenue propriétaire de l’ensemble jusqu’à la Révolution.

Ces deux agglomérations se développèrent au cours du temps, et, d’abord, celle de Vaugirard, de loin la plus ancienne. C’est un « village-rue » cerné par les champs, qui se développe le long de la route d’Issy (rue de Vaugirard), et ,autour de son église (Place Henri Rollet) et un peu dans la rue Notre-Dame (rue Desnouettes). En 1717 le village atteint 700 habitants et 1700 à la veille de la Révolution, alors que d’autres maisons se sont construites autour de la route de Sèvres (rue Lecourbe)

A la même époque, le Comte d’Artois crée la manufacture de Javel en 1777, destinée à la fabrication de produits chimiques. De même, la création du Mur des Fermiers Généraux en 1786-87 coupe le territoire en deux ; il suit les Boulevards de Grenelle, Garibaldi, Pasteur et Vaugirard et est percé de huit barrières ; il génère la création de nombreuses Guinguettes « hors les murs »

Il faut également évoquer un troisième village, plus modeste, le Hameau de Javel. Dépendant de Ste Geneviève du Mont, il est très peu peuplé et le restera (à peine 75 habitants en 1845), et s’illustrera seulement par la présence d’une guinguette (« Du Moulin », car situé à côté du moulin de Javel du début du XVIIe siècle) et, surtout, par la Manufacture créée par le Comte d’Artois.

Pendant la Révolution, le « camp de Grenelle » fut constitué ; c’était là que les soldats volontaires étaient réunis, mais le lieu devint vite un « cabaret perpétuel ». De même, le 20 novembre 1793, la « Fête de la Raison et de la Liberté » fut organisée à Vaugirard, devenue « commune de JJ Rousseau », comme l’église St Lambert, devenue « Temple de la Raison » Enfin, le château de Grenelle, qui avait été transformé en janvier 1794 en fabrique de poudre, fut le siège d’un désastre : « l’explosion de la poudrerie de Grenelle » : le 31 août de la même année la fabrique de poudre explosa en faisant de nombreuses victimes.

Une grande opération spéculative fut lancée sous la Restauration : la création de Beau-Grenelle ; Ginoux, propriétaire de 105 hectares sablonneux et stériles de la plaine de Grenelle, vendit l’ensemble à la municipalité de Vaugirard, et en particulier à son conseiller municipal Jean-Léonard Violet, le 15 mai 1824.

Il était prévu d’y construire un lotissement de luxe composé de 12 rues, une place, une église et un théâtre, puis, après, un pont, un port et une gare fluviale. Situé à l’extérieur du Mur des Fermiers Généraux, la situation fiscale du lotissement était évidemment très favorable ; en 1830, on ouvrit une nouvelle barrière dans le mur, la barrière de La Motte-Picquet. Une grande fête pour lancer les travaux fut donnée le 27 juin 1824 par JL Violet lui-même, et ces travaux furent achevés en 1859.

Vaugirard continue à se développer : on comptait 6695 habitants en 1831 et 26223 en 1856 ; on ouvre des rues pour rejoindre les communes voisines à partir de 1841 (rues de la Procession, Dombasle, de l’Abbé Groult, du Chemin de Fer, Mademoiselle,….) Avec sa voisine Grenelle, la commune s’industrialise petit à petit dans la première moitié du XIXe siècle ; d’autant plus que le Chemin de Fer de l’Ouest avec sa gare de marchandises est fonctionnel depuis 1840. Des usines de produits chimiques (Manufacture d’eau de Javel, usine Payen-Salmon et société des bougies Delacretaz ), et des usines métallurgiques (A.Poli et l’usine Cail) s’installent en profitant de la main d’œuvre bon marché attirée par le développement des villages.

Les fortifications de Thiers, construites de 1841 à 1845, englobèrent les trois villages, qui furent finalement et logiquement rattachés à Paris en 1860, comme les 17 autres communes de ce qu’on appelait la « petite banlieue » (communes intégrées dans les fortifications, mais indépendantes de Paris, de 1841 à 1860) Et cela malgré la résistance farouche des habitants de ces communes.

Le 15e arrondissement était ainsi créé ; il comprenait donc Vaugirard, Grenelle et Javel, ainsi qu’une portion de Paris et des villages de Vanves et d’Issy.

Dix ans plus tard, c’est la chute de l’Empire puis le Siège de Paris (pendant lequel le 15e arrondissement est bombardé durant tout le mois de janvier 1871) pour déboucher sur la Commune. Lors des élections communales du 26 mars 1871, marquées par l’absence d’une partie de la population, qui avait fui Paris et par l’abstention massive d’une autre partie, l’arrondissement envoie trois conseillers communaux, Langevin, Clément et Vallès.

A partir de 1860, l’aspect campagnard commence à disparaître ; les boulevards sont pavés et, entre 1863 et 1865, le Chemin de Fer de la Petite Ceinture, qui traverse l’arrondissement, est construit. De plus, l’industrialisation reprend son développement après 1880, en particulier avec l’installation des usines Citroën . Par ailleurs, à partir de 1900, de nombreux immeubles « post-Haussmanniens » sont construits, ce qui achève la transformation de l’aspect de l’arrondissement.

Enfin, très récemment, à partir de 1960, la désindustrialisation se fait rapidement ; un million de m2 de plancher industriel est détruit et remplacé par un vaste plan de rénovation urbaine sur 350 hectares, qui est réalisé par la Sema XV à partir de 1961, et aboutit à défigurer l’esthétique de tout le secteur, en particulier sur le Front de Seine et dans le secteur de la Tour Montparnasse.
 

Le XVe arrondissement rue par rue

Le 15e arrondissement, dont le nom officiel est l’ « arrondissement de Vaugirard » est subdivisé d’un point de vue administratif en quatre quartiers :
  • Saint-Lambert (57e quartier de Paris),
  • Necker (58e quartier de Paris),
  • Grenelle (59e quartier de Paris),
  • Javel (60e quartier de Paris

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