Versailles

Versailles

Ville symbolique du roi Soleil, Versailles est aujourd’hui plus visitée que la Tour Eiffel. Précieuse de part son architecture et son histoire, la ville constitue une véritable relique du règne de Louis XIV et de sa gloire. Versailles a eu un fort pouvoir politique, que ce soit durant le règne de celui qui lui a donné toute sa grandeur, mais aussi par la désertion institutions politiques de peur de l’image que Versailles renvoyait durant la Révolution et les années qui ont suivi. Au XXème siècle elle reprend sa valeur et renoue avec les institutions politiques en accueillant le traité de paix de la Première guerre mondiale. Aujourd’hui, la ville conserve sa vertu politique, le président de la République accueille régulièrement des personnalités politiques à Versailles comme Vladimir Poutine. Riche de son histoire, Versailles a su garder l’architecture qui en a fait renommée, Paris Ouest Sotheby’s International Realty vous propose divers biens de luxe, au sein de cette ville historique.  

Avant de rayonner et faire la gloire d’un roi, Versailles n’était qu’un petit village d’une centaine d’âmes, installé autour d’une église nommée St Julien. Le premier seigneur à faire l’acquisition de ces terres est Hugues de Versailles, en l’an 1038. Le territoire est transmis de générations en générations avant d’être attribué par le roi à Martial de Loménie puis pris de force par Albert de Gondi. La famille Gondi va alors recevoir, à de multiples reprises, le roi Henri IV, puis son dauphin, à l’occasion de chasses sur le domaine de Versailles. Séduit par ces terres riches, Louis XIII rachète Versailles où existe déjà un relais de chasse qu’il transforme en joli petit château correspondant à l’actuelle Cour de Marbre. Cet espace constituait donc une demeure de repos, une résidence secondaire du roi. De fait, l’avènement de Louis XIV, sonne le début de la gloire de Versailles. Les premiers travaux sont entrepris en 1673, de la destruction du village originel à l’édification de l’église Notre Dame, Versailles connaît alors de profondes modifications. En 1682, le roi s’y installe avec sa cour ; et débutent alors une série vertigineuse de travaux, d’embellissements et d’expansions du domaine. Louis XIV va organiser Versailles, avec ses architectes, de sorte que toutes les constructions gravitent autour de l’élément central, le château. Ce dernier devient le chef-lieu du pouvoir du roi de France. Après cette prestigieuse évolution de Versailles, marquée par le classicisme, la ville va connaître de nombreux tumultes. Lorsque Louis XV est couronné, il entreprend de développer les terres vers l’Est, ouvrant la voie vers une nouvelle partie de la ville, Montreuil. Le Dauphin poursuit les projets de constructions et de réaménagement de la ville, à tel point que la ville ne dépend plus du château, signe annonciateur d’une rupture à venir. De fait, la Révolution Française fait irruption à Versailles : de l’ouverture des États-Généraux qui deviennent rapidement Assemblée Nationale en juin 1789, aux journées du 5 et 6 octobre qui ramènent le roi Louis XVI à Paris, la ville s’endort ensuite pour un long moment.
Une nouvelle vie va s’ouvrir ultérieurement pour Versailles, qui deviendra le chef-lieu d’un nouveau pouvoir, la République. Elle devient le siège d’entités politiques et religieuses, hébergeant également un évêché. Versailles devient ainsi une ville prospère, animée par la politique et le tourisme, au travers des marchés, des foires et ceci grâce à l’arrivée des voies ferrées au milieu du XIXème siècle. Néanmoins, la ville se retrouve étouffée par les coûts considérables que représentent l’entretien du domaine, le manque de population, mais aussi par la controverse que représente le château, véritable mémoire de la Monarchie absolue. Les entités politiques quittent peu à peu le château de Versailles, jusqu’à le rétrograder au rang de musée, l’ensemble de ses meubles ayant été vendus pendant la Révolution, le château accueille alors la mémoire des grands évènements français. En 1871, l’assemblée nationale, de forte majorité royaliste, prépare la Restauration et appelle le petit fils de Charles X, Henri d’Artois, pour monter sur le trône.. C’est ainsi que Versailles où siège l’assemblée, accueille Henri V le 9 novembre 1873 pour organiser le sacre du roi ; mais, du fait du « Chef de la République (provisoire) », Mac-Mahon, pourtant choisi par l’assemblée car très royaliste, cela est un échec.
Par ailleurs, Versailles conserve sa valeur politique ; c’est ici, dans la Galerie des Glaces qu’est proclamé l’Empire allemand en janvier 1871, donnant aux allemands, l’impression de s’être emparés du pouvoir français. Par revanche, le pouvoir se réconcilie avec le château, en y signant à l’issue de la Première guerre mondiale, le traité de Paix. Néanmoins, le château s’est considérablement dégradé, tombant en ruines au fil des années ; c’est alors que le riche milliardaire Rockefeller apporte son aide financière. Les meubles et objets du XVIIIème siècle sont retrouvés et rapportés au château, alimentant l’affluence touristique, et offrant la possibilité de restituer et restaurer les divers bâtiments et dépendances entourant le château. En ravivant sa splendeur, la ville de Versailles s’éveille à nouveau et retrouve son prestige d’antan.
Aujourd’hui, Versailles est une ville composée de huit quartiers marqués par son histoire. Ses bâtiments homogènes et ses grands espaces verts en font une cité idéale. Une ville prestigieuse, à vingt minutes de Paris, agréablement desservie, riche de son passé mais aussi de ses installations, de ses établissements reconnus et de son architecture.  

Notre Dame

Il s’agit du quartier le plus ancien de Versailles, aménagé par Louis XIV dans le but d’embellir les abords du château. En 1671, les premiers habitants s’installent autour de l’Église Notre Dame, après l’aménagement de Louis XIV. Cependant, dès 1682, le quartier doit être agrandi, l’augmentation démographique donnant naissance à la Petite Place. Cette dernière accueille les premiers hôtels versaillais, qui seront intégrés au domaine. A la fin du XVIIème siècle, la ville est en mauvais état, des rénovations sont organisées et la fontaine qui siégeait au centre de la place retrouve son éclat. Le quartier accueillait aussi des maisons de tolérance, installant la prostitution dans la ville, celle-ci était autorisée à l’époque et conserve à ce jour ces édifices, qui sont redevenues aujourd’hui des maisons particulières. Enfin, la Petite Place est, à l’image de son passé, un espace commerçant, muni de boutiques et autres commerces ; cet espace pittoresque, conserve son architecture d’antan.  Desservi par une des 5 gares de Versailles, celle de Versailles rive droite qui permet d’accéder à la Défense et à St Lazare, Notre Dame est un quartier vivant et attractif.

Saint Louis

Au sud du château, c’est le pendant du quartier Notre dame. Organisé comme lui en damier autour d’un carré central, le carré Saint Louis, devant la cathédrale qui lui a donné son nom. Situé à l’emplacement du vieux village de Versailles, avant la construction du château, il abrite lui aussi de nombreux éléments historiques avec la salle du jeu de Paume notamment (Lieu du fameux serment au même nom). Les premières maisons ont été construites pour servir d’auberges au XVIIème siècle, puis, des maisonnettes ont été érigées au XVIIIème ; le village se développe mais sert surtout d’espace de gestion administrative. En effet, s’y sont installés services officiels de la Monarchie, ministère de la Guerre, Surintendance et Contrôle Général des Finances. Il est encore possible de se plonger dans cette époque en se promenant dans les rues Royales et d’Anjou car celles-ci ont conservé le plus d’éléments du règne du roi Soleil. Aujourd’hui, le quartier Saint Louis est un quartier calme, authentique et recherché pour ses demeures luxueuses. 

Rue de l’indépendance américaine : nommée à l’origine rue de la Surintendance, était le « quartier général » de l’ensemble des unités administratives. Au numéro 1, on trouve encore l’ancien Grand Commun dont l’objet était la préparation de la nourriture pour la cour. Aussi, on peut également voir l’ancien ministère des Affaires étrangères de la Marine.

5 rue Saint Louis : c’est ici qu’Henri V s’est installé, attendant le soutien de ses partisans pour garantir sa place sur le trône. Il a quitté ce lieu au moment de la prolongation du mandat de Mac Mahon, destiné en fait à gagner du temps pour un nouvel essai de Restauration ; cependant, diverses discussions (en particulier sur le drapeau blanc auquel tenait le futur roi) ont rendu impossible ce retour à la monarchie

Clagny Glatigny

A Clagny et Glatigny siégeaient les anciens domaines seigneuriaux. Divers seigneurs en font l’acquisition mais c’est Louis XIV qui achète la totalité du territoire, en ayant pour projet d’agrandir le parc du domaine. On y construit alors un château pour Madame de Montespan, favorite du roi, Le Nôtre en imaginant les jardins. En 1666, Louis XIV récupère la totalité des terres, y compris les propriétés cédées par sa favorite. Le territoire sert aux chasses royales, puis les châteaux vont être démolis, ouvrant la voie à un agrandissement du quartier vers le Nord. Au début du XIXème siècle, le quartier est prisé du fait de son accessibilité due aux gares qui s’y trouvent. Cependant, le territoire n’a que très peu d’habitants et c’est alors que trois architectes, Gauthier, Leroux et Coiffier, s’allient dans un espoir de renouvellement des terres. Le quartier s’urbanise à petits pas, mais s’étend de plus en plus. Ces nombreux travaux ont fait de Clagny et Glatigny un quartier hétérogène, caractérisé par ses bâtiments de toutes époques et par l’originalité de construction de certains propriétaires de terrain.  Aujourd’hui, ce quartier est très prisé pour ses grands jardins, ses propriétés étendues et pour son cadre de vie familial au sein d’un espace pavillonnaire.

La maison Cassandre : au 11 rue Albert Joly, siège encore une maison originale. Construite en 1925, elle était la maison de Jean Marie Mouron, dit Cassandre (1901-1968), un dessinateur, à l’origine de couvertures de magazines, d’affiches publicitaires comme celle très célèbre du paquebot Normandie, et autres réalisations. On peut en apercevoir le grand atelier, face au jardin.

Chantiers

Son nom nous vient directement du 17eme siècle, lorsque les chantiers de taille de pierre destinée à la construction du château en composaient la majeure partie. On y trouve la 3eme gare de Versailles, qui relie la gare Montparnasse. C’est aujourd’hui un quartier très urbain, dense, composé de petites maisons individuelles, mais aussi de résidences des années 60. Quartier très animé, avec de nombreuses sociétés et services administratifs.

Montreuil

A l’origine, Montreuil n’était qu’un petit village, son nom étant une contraction de monasteridum (monastère en latin). De fait, des moines y cultivaient des céréales et des vignes. Louis XIV, pour étendre son contrôle des alentours de Versailles, coupe le village en deux par une voie qui brise l’influence des Célestins, auxquels il était opposé. Montreuil est donc composé du Petit et du Grand Montreuil. Louis XV finit par racheter toutes les terres et convertit ces terres en villégiatures où de nombreux domaines s’établissent. La culture maraîchère et horticole se poursuivait à ce moment-là avant de prendre fin en 1945 au profit de la construction de logements sociaux. A l’est de la ville, avec une rue commerçante animée, on trouve la halte ferroviaire de la gare Rive droite. C’est un des quartiers les plus étendus de Versailles. Il se compose principalement de résidences des années 50-60 et de quelques zones pavillonnaires. 

Porchefontaine

Issu de la présence de deux sources d’eau, ce quartier versaillais était, au départ, un domaine appartenant aux moines célestins. Ces derniers y avaient établi granges, étables, fermes, écuries et bergerie. Cependant, à l’arrivée de Louis XV, les terres sont annexées pour la chasse. La Révolution met à mal ces terres qui ne redeviennent attractives qu’en 1863 avec l’aménagement d’un terrain pour les courses hippiques et plus tard, d’un terrain pépiniériste. En 1888, seuls des logements de piètre qualité et défectueux peuplent le quartier de Porchefontaine. Ce n’est qu’en 1928, que le quartier sera mieux aménagé, avec des lotissements et un espace plus viable. En effet, de nouvelles infrastructures horticoles, des cinémas, écoles, marchés et postes de police sont mis en place pour améliorer la vie des habitants. Il conserve un aspect de village, et un espace pavillonnaire. Son habitat est constitué essentiellement de petites meulières du début 20eme dans un environnement forestier encore préservé.

Jussieu

Issu des terres du Grand Montreuil, ce territoire est aussi marqué par la culture maraîchère et horticole. Cependant, il va prendre une autre destination en devenant un lieu d’aménagement hydraulique. En effet, l’aménagement de barrages permet de capter l’eau de source de la butte de Picardie et de l’acheminer aux fontaines et Écuries. L’eau potable y parviendra dès 1685 grâce à un aqueduc et la mise en place de filtres qui seront actifs jusqu’en 1964.  Le quartier évolue peu et conserve ses traditions horticultrices ; ce n’est qu’au début du XXème qu’il va connaître de véritables changements. On assiste à une urbanisation massive, avec la construction d’HLM, de cités jardins en réponse à la hausse démographique.  Au nord-est de la ville, ce quartier est aujourd’hui principalement résidentiel, les jardins ouvriers et les pavillons fleuris y côtoient les grandes résidences.

Satory

Occupé par un camp militaire, il hébergeait le personnel de la défense et leurs familles. Il est aujourd’hui au cœur d’un important projet de développement, rendu possible par la libération des terrains militaires.