Le Vésinet

Le Vésinet

Architecture élégante et environnement fleuri, telle est la description du Vésinet. En effet, bien qu’il ait l’allure d’un petit village, Le Vésinet est une commune bourgeoise, marquée par son histoire. Au départ un terrain de chasse, le Vésinet va connaître sur un temps très court, un fort développement mais surtout un embourgeoisement. De fait, le quartier des Ibis hérite son nom de son passé festif, autrefois l’île accueillait un casino, un pavillon ainsi que divers clubs sportifs qui faisaient la gloire du Vésinet. Au-delà de cela, Le Vésinet est une ville-parc, une des rares en France ce qui lui apporte en plus un élément exceptionnel. En plus d’accueillir des célébrités tout au long de son histoire, le Vésinet continue à être prisé des stars notamment pour sa discrétion et son charme. Vivre dans ce village de luxe c’est profiter d’une vie privilégiée, dans un espace tranquille et bucolique à deux pas de Paris.

A l’origine, le Vésinet a longtemps été une petite partie d’une immense forêt, la forêt d’Yveline, dont la forêt de Rambouillet est un petit reliquat. En 704, une charte laisse apparaître pour la première fois le nom de Vésinet sous le nom latin de Visinolium ou Vesinolium. Le roi Childebert III y confie les terres du Pecq et de la forêt du Vésinet à l’abbaye de Fontenelle (future Saint Wandrille). A la fin du XIIe siècle, elle est la propriété de la famille de Montfort . Le mariage d'Anne de Bretagne, héritière des Montfort, avec Charles VIII donne aux rois de France la propriété du massif forestier. Ceux-ci l'utilisent pour la chasse. Elle reste longtemps un territoire royal de chasse En 1569, les terres du Vésinet sont cédées à Albert de Gondi puis Henri IV les rachète en 1595 pour agrémenter son château de Saint-Germain-en-Laye d’un grand terrain de chasse, malgré la mauvaise réputation de la forêt, comparable à celle de la forêt de Bondy. Sous Louis XIV, le cardinal de Noailles commence réellement le défrichement avec l’édification d’un bourg et d’une chapelle. Sous la Révolution la forêt est partagée entre quatre communes (Montesson, Chatou, Le Pecq et Croissy), et une exploitation sauvage s’y développe jusqu’au Code Forestier édicté par la Restauration (1827) qui réglemente l’exploitation des forêts de France. Puis, sous l’Empire, Napoléon tente de la réintégrer dans le Domaine Impérial. En 1837, la nouvelle ligne de chemin de fer de Paris-Saint-Lazare à St Germain est inaugurée et se termine provisoirement à la commune du Pecq, au niveau du « pont du Pecq » car, techniquement, le train ne pouvait franchir la dénivellation existant avant St Germain ; la ligne sera prolongée en 1848, et la gare initiale sera déplacée au Vésinet en 1862 C’est sous le Second Empire que la ville du Vésinet se développe réellement ; un asile impérial destiné aux ouvriers mutilés par le travail est inauguré en 1859. C’est aujourd’hui l’hôpital. Quelques années auparavant, en 1855, le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, dans un but de spéculation financière, organise l’échange de territoires situés à St Germain contre la forêt du Vésinet, pour y fonder une ville nouvelle. C’est Alphonse Pallu qui réalise l’opération de liquidation et en 1856, la société Pallu est fondée et aménage le terrain. Une fois cela terminé, Alphonse Pallu devient le premier maire de la ville. Les lotissements se vendent peu à peu et le cahier des charges strict de ses constructions, respectant les origines de la ville, séduisent beaucoup d’acheteurs. Le plan de la ville prend exemple sur les cité-jardin à l’anglaise, comme l’a souhaité son architecte, le comte de Choulot. En 1866 un champ de courses est créé auprès du « lac du champ de course », devenu lac des Ibis, et l’église Ste Marguerite, qui vient d’être construite, est érigée en paroisse la même année. En 1875, la ville devient une commune, et son site résidentiel classé en 1930. Aujourd’hui, cinq constructions sont classées Monuments Historiques, comme la Villa Berthe (Hector Guimard, 1896), ou le Palais Rose, réplique du Grand Trianon, construit en 1900. Par ailleurs, pendant une quinzaine d’années, avant-guerre, le départ du Tour de France est donné au Vésinet. Le cadre du Vésinet séduit de nombreuses personnalités comme Apollinaire ou Vlaminck qui y vécurent leur enfance, ou le philosophe Alain qui y mourut en 1951. De même, Antoine Bourdelle, Joséphine Baker ou, plus récemment, Philippe Bouvard y vécurent.Un plan d’aménagement est mis en place pour protéger le site et construire tout en respectant le caractère particulier du lieu. De fait, en 1934, le lac Ibis, ses pelouses et rivières sont classées, de même pour l’ensemble des habitations en 1970. Aussi, le site est récompensé par la distinction des Quatre Fleurs et de la Fleur d’or grâce à ses terrains fleuris. Durant la Seconde guerre mondiale, la ville est bombardée trois fois ce qui cause quelques destructions. Puis, l’après-guerre sonne le début d’une reconstruction et d’un embellissement, faisant de la ville l’une des rares villes-parcs de France.

Le quartier Ibis

Le quartier tire son nom du Pavillon, de l’île et du parc qui le composent. La société d’Anterroches, anciennement Pallu, en a été le propriétaire et y a creusé le lac du Vésinet. En 1906, ils obtiennent le droit d’exploiter un casino et peuvent réaliser la location de barques pour les touristes. Aussi, le parc tire son nom d’un couple d’ibis d’Égypte qui avait été apporté comme attraction. En 1914, la ville devient propriétaire du parc et y fait construire un pavillon en 1927, mais aussi y constitue un cercle de Patineurs et un club de Tennis. Aujourd’hui, le caractère pittoresque du lieu continue d’attirer des parisiens en quête d’un espace vert atypique.

Le quartier Princesse

Le quartier était un lieu de chasse royale, et ses rues portent des noms en souvenir de ce passé comme « route de la Faisanderie » ou « allée de la Meute ». Le nom du quartier a pour origine la princesse de Conti qui y a bâti un pavillon aujourd’hui disparu. Aussi, ce quartier héberge l’asile national fondé par l’impératrice Eugénie. Le parc de cette institution devint un terrain maraîcher où des cultivateurs occupaient des maisons au style breton.

Le Pecq

A l’origine une vaste forêt appartenant à Saint-Germain, Le Nôtre y bâti une terrasse qui permit la construction en contrebas de maisons n’excédant pas douze mètres de hauteur afin de préserver la beauté du lieu.

Charmettes-Merlettes

Tout comme le quartier Princesse, le quartier Charmettes-Merlettes est un quartier résidentiel qui accueille de petites villas des années 30, prisées par les familles. De fait, de nombreux commerces y ont élu domicile, et des installations pour enfants comme des crèches et jardins font la joie des plus petits. De même, le Stade des Merlettes anime le quartier en attirant les sportifs ; l’escrimeur Brice Guyard y a d’ailleurs débuté.