Estimation immobilier Paris 8ième Elysée / Saint Honoré

Elysée/Saint-Honoré
ELYSÉE – SAINT HONORÉ

ELYSÉE – SAINT HONORÉ

Le quartier de l’Elysée-Saint Honoré est le poumon décisionnaire de la capitale. C’est aussi une adresse « arty » prisées par les Galeries d’Arts. Véritable lieu de détente aussi bien pour les riverains que pour les touristes, cette adresse accueille de nombreuses manifestations : célèbre marché de Noël. Les plus gourmands pourront émerveiller leurs papilles dans les différentes tables gastronomiques du quartier.
RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ

RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ

Cette rue menait donc au village du Roule dès le moyen-âge ; au XVIIe siècle elle se nommait donc chaussée du Roule, puis rue du faubourg du Roule, et, enfin, rue du Faubourg St Honoré vers 1720. Les hôtels furent construits progressivement à partir de la fin du règne de Louis XIV ; ils étaient aussi prestigieux que ceux du Faubourg St Germain, mais beaucoup furent détruits lors de l’ouverture des avenues décrites ci-dessus.

N°2 : emplacement d’une maison où habita le général Changarnier qui s’opposa au coup d’état du 2 décembre 1851
N° 7 à 11 : le magasin « aux Montagnes russes », très connu dès 1830, se trouvait ici
N°14 : hôtel de la fin du XVIIIe siècle où s’installa l’ancienne mairie du 1er arrondissement (devenu le 8e en 1860) de 1811 à 1835 ; à cette date, elle fut transférée au 11 rue d’Anjou où elle resta jusqu’en 1926. Le N°16 formait un ensemble avec le N°14, et la salle des fêtes de l’ancienne mairie existe encore au RdC
N°15 : Rouget de l’Isle habita ici après 1800 ; royaliste, il était navré du destin de son « chant de guerre de l’armée du Rhin ». Il mourut abandonné et dans la misère en 1836.
N°22 : l’ hôtel de Molleville sous Louis XVIII fut racheté sous la monarchie de juillet par la famille Lebaudy (le sucre). En 1890, Jeanne Lanvin y fonda sa maison de mode.
N°24 : Thierry Hermès, qui avait fondé sa maison de sellerie en 1837 rue Basse des Remparts, s’installa ici à la place d’un horloger en 1880.
N°31 : emplacement d’un hôtel vendu à Suchet, duc d’Albufera en 1818 qui y mourut en 8 ans plus tard ; sa veuve n’y mourut qu’en 1884, 58 ans après. Le comte Pillet-Will le racheta en 1887, le fit démolir pour reconstruire un hôtel du même style Louis XV à partir d’éléments architecturaux provenant de divers châteaux ou demeures.
N°35 : hôtel construit en 1714 et occupé deux ans (1806/08) par le Maréchal Berthier ; il fut vendu aux frères Pereire en 1855 qui y ajoutèrent une aile. Actuellement annexe de l’ambassade de Grande-Bretagne, avec le N°37.
N°39 : hôtel de Charost de 1723 vendu en 1803 à Pauline Bonaparte, tout juste veuve du Général Leclerc, qui s’y remaria au prince Borghèse peu après. Celui-ci le vendit au roi d’Angleterre George III en 1815 qui y installa son ambassade dix ans plus tard.
N°43 à 49 : quatre hôtels (six à l’origine, mais deux ont été absorbés par la rue de l’Elysée en 1860) construits en même temps en 1765/68 pour le richissime fermier général Etienne-Michel Bouret. Le 43, où mourut le propriétaire en 1777, fut reconstruit en 1860. Le 45 à été démoli en 1930. Le 47 fut reconstruit après 1863, le 49 démolit par Pereire.
N°52 : Guizot habita cet endroit en 1806
N°53 : hôtel, détruit en 1860 par le percement de la rue de l’Elysée, qui fut la propriété à partir de 1839 de Cordélia Greffulhe, comtesse de Castellane, qui avait été une des (nombreuses) maîtresses de Chateaubriand ; elle y mourut en 1847. Il fut annexé à l’Elysée en 1852 avant d’être détruit huit ans plus tard.
N°55 : Palais de l’Elysée. Il fut construit en 1718 par Molet pour le comte d’Evreux ; trois ans plus tard le Régent lui donna 740 toises de terrain pour agrandir les jardins. La Marquise de Pompadour le racheta et agrandit encore le terrain (en particulier elle créa la saillie sur l’avenue Gabriel). A sa mort, elle le légua au roi pour le comte de Provence, son petit-fils, futur Louis XVIII. En fait, le financier Beaujon le racheta en 1773 et lui ajouta un pavillon sur la rue de l’Elysée et le transforma en splendide palais. Avant sa mort, il le revendit au roi qui le céda en 1787 à la duchesse de Bourbon-Condé, mère du duc d’Enghien (d’où le nom d’Elysée-Bourbon). Il servit de garde-meuble pendant la révolution et fut restitué à ses propriétaires par le Directoire. Mais en 1798 un groupe d’associés achetèrent le palais qui devint le Hameau Chantilly, lieu de plaisirs. Il fut cloisonné en appartements locatifs ensuite, jusqu’au rachat en 1805 par Murat qui le laissa à l’Empereur lorsqu’il partit à Naples en 1808 : ce fut l’Elysée-Napoléon. Joséphine l’habita un peu après son divorce, puis le Tsar Alexandre y séjourna, ainsi que Napoléon qui y signa sa 2e abdication le 22 juin 1815, quatre jours après Waterloo.
La Restauration le rendit à sa légitime propriétaire, la duchesse de Bourbon, qui l’échangea avec l’hôtel Matignon ; Louis XVIII donna alors l’Elysée-Bourbon au Duc de Berry, son neveu, qui s’y installa le 17 juin 1816. Son corps y fut ramené après son assassinat le 13 février 1820.
De 1830 à 1848, l’hôtel servit de résidence aux princes de passage, dont la reine Christine d’Espagne. Il fut alors attribué à la Présidence de la République, et Louis-Napoléon vint s’y installer le 20 décembre 1848. Après son coup d’état et son départ pour les Tuileries, le palais servit à nouveau à la réception des hôtes de passage (reine Victoria, Tsar Alexandre II, empereur d’Autriche,….) Enfin, en 1871, le palais a été réaffecté à la Présidence de la république, et Mac-Mahon l’occupa dès 1873.
Seul un président y mourut, Félix Faure, le 16 février 1899, dans les circonstances particulières que l’on connait.
N°76 : hôtel de 1802 où se maria le neveu de Chateaubriand, et qu’habita Alfred de Vigny en 1824
N°82 : Sully Prudhomme habita au 3e étage ; il y mourut en 1907
N°91 : emplacement d’une partie du fief d’Artois, ensemble de terrains achetés par le futur Charles X qui les lotit en ne gardant qu’un hôtel à cet endroit. Vendu en 1814 puis démoli, il fut reconstruit en 1864
N°93 : emplacement d’un manège sous le Consulat.
N°96 : hôtel de Beauvau construit en 1770 ; le maréchal Charles de Beauvau y mourut en 1793. Acheté en 1860 par l’état pour en faire quelques mois le ministère de l’Algérie, il devint à la fin de la même année le ministère de l’intérieur.
N°107 : magasin décoration-antiquités fondé en 1856 et qui fut fournisseur de l’impératrice Eugénie.
N°114 : emplacement de la vieille porte du Roule de 1636 (enceinte de Louis XIII)
N°117 : emplacement de la maison de Sièyés où il mourut le 20 juin 1836
N°120 : hôtel de Chastenay construit en 1775 où mourut le marquis de Boufflers en 1815 ; il appartient depuis 1848 à la famille Gosselin et abrite la maison de couture Worth qui fut couturier de l’impératrice Eugénie.
N°135 : ambassade du Canada dans l’hôtel du comte de Fels.
N°137 : hôtel ayant appartenu à la famille Schneider, dont Etienne fut le fondateur des établissements du Creusot.
N°139/141 : emplacement des écuries du comte d’Artois édifiées autour de 1780 ; Marat, alors médecin des gardes du corps du comte y habitait. Devenues hôpital militaire en 1848, elles furent démolies 12 ans plus tard.
N°148 : le grand égout à ciel ouvert coupait la rue à ce niveau jusqu’en 1786.
N°154 : église St Philippe du village du bas-Roule (le Haut-Roule était aux Ternes), village très ancien qui possédait une léproserie et qui fut érigé en faubourg le 12 février 1722. Une barrière d’octroi fut placée juste devant l’église en 1728 avant d’être transférée 60 ans plus tard à l’emplacement de la place des Ternes. L’église, trop vétuste, fut détruite en 1739 et seulement reconstruite à partir de 1774 ; c’est Provence, futur Louis XVIII, qui posa la première pierre ; l’église fut agrandie en 1845 et en 1860.
Son cimetière se trouvait juste en face de l’église, place Chassaigne-Goyon actuelle.
N°155 à 159 : constructions du XVIIIe siècle.
N°166 : emplacement probable d’une petite maison de campagne de Mme de Maintenon.
N°168 : la fonderie située à cet endroit réalisa en 1758 la statue de Louis XV de la place Louis XV, future place de la Concorde.
N°170 : emplacement d’un hôtel où mourut Mme de Genlis en 1830, et qu’habita l’oncle d’ Haussmann. Détruit en 1930 pour percer la rue Cézanne.
N°181 à 187 (sauf 185) : maisons du XVIIIe siècle.
N°191/193 : la Folie-Beaujon
N°195 : grande fonderie du Roule détruite en 1855 et où fut coulée la statue de Henri IV replacée sur le Pont Neuf en 1817.
N°197/199 : ateliers du sculpteur Houdon à la fin du XVIIIe siècle.
N°208 : orphelinat du Roule construit par Beaujon en 1785 pour 24 orphelins du village du Roule. A sa mort l’année suivante, il laissa une rente importante qui permit de transformer l’orphelinat en hôpital, nommé   Beaujon ou du Roule. Cet hôpital s’agrandit au 19e siècle et devint très important au XXe. Paul Doumer y mourut le 6 mai 1932 après son assassinat qui eut lieu juste en face. Lorsqu’il a fermé ses portes le 31 décembre 1936, il comportait 700 lits. Il fut bien sûr reconstruit à Clichy.
Aujourd’hui le bâtiment est occupé par une annexe de la préfecture de police.
N°252 : salle Pleyel construite en 1927 et récemment restaurée.
N°272 : emplacement des « montagnes russes » créées en 1816 et d’origine russe. Elles disparurent 8 ans plus tard mais laissèrent une trace dans les mémoires.
Nous l’avons vu, la barrière du Roule se trouvait également à cet endroit.
AVENUE DE MATIGNON

AVENUE DE MATIGNON

Partie située au-delà du rond-point des Champs-Elysées de l’ancienne allée des Veuves, actuelle avenue Montaigne. Tracée en 1714, plantée en 1770, elle s’appelait avenue des Tilleuls à la fin du XVIIIe siècle. En 1787, elle prit le nom du maréchal de France de Louis XIV et de la Régence, mort en 1729.

N°3 : emplacement de la maison où vécut et mourut Henri Heine.
N°6 : le compositeur André Messager habita ici
N°27 : emplacement d’un immeuble important dont l’un des appartements fut habité par Fersen à partir de 1789 ; il y prépara la fuite de Varennes.