Les taux des crédits immobiliers en mai 2021 : pas de remontée en vue !

  1. Accueil
  2. >
  3. Presse
  4. >
  5. Les taux des crédits immobiliers en mai 2021 : pas de remontée en vue !
Les taux des crédits immobiliers en mai 2021 : pas de remontée en vue !

MY SWEET IMMO

Publié le 18/06/2021

En mai 2021, le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel s’est stabilisé à un niveau particulièrement bas, jamais observé jusqu’alors, de 1.07 %*.
Malgré l’incertitude qui prévaut, la reprise de l’inflation, les hésitations de la reprise au 1er trimestre (le PIB reculant légèrement et le pouvoir d’achat des ménages baissant) et la montée des risques de défaut de paiement d’une partie des emprunteurs, les banques continuent d’améliorer les conditions des crédits octroyés, afin de soutenir la demande de crédits immobiliers des particuliers.
Depuis janvier, les taux des prêts ont tous reculé, quelle que soit leur durée à l’octroi. En décembre 2020, les emprunteurs présentant les meilleurs profils ont bénéficié d’une baisse de taux nettement plus rapide que celle des autres emprunteurs, sur les durées les plus longues : ils peuvent maintenant obtenir un taux moyen inférieur à 1 % : avec, par exemple, un taux moyen à 0.77 % sur 20 ans alors que le rythme de l’inflation est de 0.66 % en mai !
Bien que moins prononcée, la diminution a aussi largement bénéficié aux emprunteurs ne présentant pas les meilleurs profils. Ils ont cependant dû accroître sensiblement leur niveau d’apport personnel.

La durée moyenne des prêts a augmenté dès le début de l’été 2020. Elle permet donc d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements qui se renforce au fil des mois dans le contexte de la crise déclenchée par l’épidémie de Covid-19. En allégeant les conditions de crédit faites à la demande, les établissements bancaires soutiennent des marchés immobiliers dont l’activité peine toujours à se redresser. La durée moyenne des prêts n’a ainsi jamais été aussi élevée.
Dans le cas des seuls prêts bancaires à l’accession à la propriété, la part de la production à plus de 25 ans s’établit maintenant à 0,2%, le niveau le plus bas constaté depuis plus de 15 ans.
Tout au long de 2020, la demande de crédits a dû composer avec la crise de la Covid-19, le renforcement de la hausse des prix des logements et la mise en œuvre de la recommandation du HCSF de décembre 2019. Mais en mars, la demande s’est nettement redressée, et le rebond du marché s’est confirmé en avril. L’activité (aussi bien la production que le nombre de prêts) a donc progressé de plus de 10 % en mars, puis en avril. Cependant, comme cela est fréquemment le cas au mois de mai ( succession de ponts prolongés), la demande s’est affaiblie (- 10 % sur un mois), gommant une partie du rebond précédent.
Mais le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité peut paraître exceptionnel, avec + 55.7 % en mai pour la production et + 48.8 % pour le nombre de prêts.
L’activité mesurée en niveau annuel glissant réussit à se stabiliser, grâce à l’impact conjugué des déséquilibres du marché constaté en 2020 et du rebond de la demande observé en mars et en avril dernier.
Et comme dès le 1er juillet prochain, les recommandations du HCSF vont devenir plus contraignantes pour les banques, il y aura inévitablement un regain de dynamisme du marché des crédits d’ici la fin de l’année.

* chiffres de l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Crédit Logement/CSA.

Pour découvrir l’intégralité de l’article, cliquez ici.

Paris Ouest Sotheby's International Realty, expert de l'immobilier de luxe et de prestige à Paris